Les jeux

28 avril 2006

Jeu n°1.

J’ai vu sur la terre

Un peu de bleu en haut,

Mais des pâquerettes au sol.

Je ne me suis pas levé plus haut.

Certains diraient que nul doute, j’ai des regrets.

Mais je sais bien qu’ils s’en moquent.

Dessus la terre,

Un peu de bleu, de chaud,

Mais plus de pâquerettes aux sols ;

Plus haut que leurs épaules,

J’ai bien vu que j’avais perdu à leurs têtes ;

Et raté quelque chose, mais nul ne me console

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Jeu n°2 – En marchant.

Pour une ballade :

Un peu de mieux ;

Que tout décale, tu te décales

Quand c’est à deux.

Bal est ballade,

Tu cours et tu souris.

Mais dessous, fade.

Je sais, c’est moi aussi.

Pour une ballade

Je ne veux rien de mieux

Quelques détails qui dépassent

Quand on est deux.

Pale ballade,

Sur ton visage ami,

Qui ne trouve ce qu’il y a.

J’ai cessé moi aussi.

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Jeu n°3.

Si tu peux, si tu peux

See me

Rien qu’un peu

Easy

Si. Je veux, tu peux

See me

Rien qu’un peu de

Swimming

Si tu veux, si l’on peut

Ici

Rien qu’un peu

In me

Si tu peux, si tu peux

See me

Rien qu’un peu de

Sea

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Jeu n°4.

Dehors, j’ai vu en dehors

Un jeu qui n’était pas d’ici.

Derrière la brume et les sors ;

Derrière : son ombre

Et le cul d’une bête qui ne sait

Que dehors, en dehors d’ici

Il n’y a pas que des corps,

Les mêmes décors,

Que ceux de poussières, de pluies,

En nombre.

Dehors, j’ai bu en dehors,

De l’air qui se respire aussi,

Et même des voix qui sortent.

Les jeux jamais ne sombrent

Dans des règles que l’on sait ;

Comme on établit ici

Toujours dans un même ordre.

Un peu de vent qui endort.

Un jeu qui n’était pas d’ici.

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Jeu n°5 - La pause.

Partir un peu plus tôt,

Ne pas regretter attendre,

Quand on sait pourtant si tôt

A quoi l’on va s’étendre.

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Jeu n°6.

De près, je ne suis plus pareil

Quand je te vois, discret,

Qui t’enlève et essaye de m’enlever.

Sous tes baisers qui s’égrainent,

Vois je ne suis plus pareil, loin

Quand je n’use pas même de mes armes.

« De près qui est le même ? »

Est le seul moyen que j’ai

Pour oser au moins, me rassurer.

De près je ne suis plus pareil,

Quand tu es là et aime.

« Fait secondaire est bien d’aimer… »

Et qui serait le même ?

Comme je suis, les mains,

A ne pas essuyer de larme.

Je ne sais vouloir que tu comprennes.

Je ne suis plus pareil

Et tu ne l’as vu de près.

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Jeu n°7.

L’approche de mai

Non n’est pas oubliée ;

De longtemps l’on connaît

Les mouchoirs en papier.

Et qui se reconnaît ?

Quand les règles ont changée…

Quand pourtant l’on voudrait.

Nous ne sommes qu’étrangers.

A l’approche de mai

Nous nous sommes salué.

L’un baisé l’autre, mais

Il y a eu des journées

De soleil, de soleil,

D’autres étrangers.

Approche à la fenêtre,

Voir les carreaux changés.

L’approche de mai,

Je n’ai rien oublié ;

Sauf l’essentiel peut-être.

Les mouchoirs papier,

Pour pleurer, pour cracher,

Pourtant ce n’est plus vrai.

Mon soleil à mes pieds ;

Mais toi, n’as pas changé.

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Jeu n°8.

J’ai vu sur la terre

Qu’il n’y avait que moi.

Qu’il n’y avait pas que moi.

Les mains dans la terre,

Et tout seul chaque fois ;

On peut jouer ici à trois.

Mais comment dire

Ce qu’on ne sait pas ?

J’ai essayer avec la langue,

Avant de me décevoir,

Et chaque fois.

Je sais mieux à présent.

J’ai vu sur la terre

Qu’il y n’y avait que vent, que froid.

Qu’il y avait du vide qu’on ne voit pas.

Les genoux de ma mère,

Où il n’y avait que moi.

On peut recommencer, tu vois ;

Le soir expire

Et ne rentre pas tard,

Quand une brume noire tangue

Et que je ne sais que croire.

Et chaque fois,

Me dis « Demain » à présent

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Jeu n°9. Tentation.

Je suis resté devant,

Les quilles tombaient une à une.

Je suis resté devant,

Pour qui je suis resté perdu…

Mais.

Je sais bien que tous s’en foutent

Il n’y a pas d’exception ;

Je n’ai pas bougé de la route

Qui reste ma direction.

Alors.

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Jeu n°10.

Un sourire s’est glissé dans ta poche,

Je ne sais pas si tu l’as froissé

Ou gardé dans ta main jusque tôt le matin,

A coté de

Ce sourire, un peu proche

J’aurai voulu le garder

Mais sourire encore quand il n’y a plus à sourire

Est à coté.

Pourtant je n’oublie pas

Dehors, comment c’était ;

Encore, je le revois.

A ce gars, je lui parle

Que rien ne vaut qu’il se rappelle ;

Et de moi ;

Qui me rappelle en bas

Comment c’était ;c’est.

A se glisser comme ça.

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17 mai 2006

Jeu n°11.

Une gêne qui s’installe quand on ne fait pas pareil,

Quand on croit que pourtant que c’est comme ça.

Comme il fait chaud dans ces journées

Où on ne sait pas où l’on va.

Ni même avec qui l’on y va.

Mais on continue quand même.

Une gêne qui s’installe quand on ne fait pas pareil

Que l’autre qui est pourtant comme ça.

Je dis : C’est sa faute qui l’a laissé ;

Et ce coté bandant qui est là,

D’aller passant par on ne sait pas ;

Pour l’arrivée qui n’est la sienne

 

 

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Jeu n°12.

Et qui a commencé ; celui qui ne s’en souvient pas

Avoir laissé, avoir laissé, et mentir sans mot cette fois.

Et qui a oublié ; je ne sais pas, c’est pas ça, tu vois.

Sans un mot empêché, non ce n’était pas celui là.

 

 

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Jeu n°14.

On le sent,

Les couleurs ont changés.

Mais mon cul est le même.

En avant,

Sans soucis de déranger ;

Mon cul reste le même.

Mais c’est comme tout

Mesdames, Messieurs,

Qui en disent plus à genoux

Qu’ils en font, pourtant meilleurs.

Mais c’est tout,

Et les couleurs, au mieux,

S’estomperont pour eux, plus floues,

Moins sensible en ardeur.

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Jeu n°15.

C’est peut-être qu’il n’y a rien à dire

Quand on ne voit pas, ne se voit pas, pourquoi dire ?

Peut-être que l’un l’aurait demandé

Après temps passé.

Alors nous grandirons chacun d’un coté de l’été,

Qui en automne ne sera pas même raconté ;

Il n’y aura rien à dire

On ne se sera pas vu ; on aura pas attendu juste pour se dire.

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Jeu n°16.

Il y a bien

Un autre coté

Pas un envers

Mais une autre allée.

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Jeu n°17.

C’est un concours de circonstance.

Un. Des jours de résistance

A ne pas vouloir s’éloigné.

Une fois l’autre parti, est oublié.

C’est un amour, de la violence ;

Un ; un qui n’y pense, ne pense

Que plus vite parti, plus vite retrouvé.

Une fois il n’y a même pas pensé.

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Jeu n°18.

Dis, que fait que c’est comme ça ?

Je ne sais pas, je ne sais pas

Je me souviens de tout ce qui fait que c’est ça,

Et tu ne le sais pas.

Alors, tu sais, je vais laisser ça

Comme ça.

 

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06 juin 2006

Jeu n°19. Chez lui.

Chez lui, humain,

Tout vous trouve.

Rien ne sert de vous cacher,

Sauf si vous voulez rougir ;

Ce ne serait pas faute de me faire plaisir,

Mais

Je crois parfois, je pense à vous.

Et voyez bien,

Comme je vous trouve,

Il est beau de considérer

Tout,  sauf le meilleur, le pire ;

Ils feraient fuir mon désir.

Mais

Je crois tant de fois ; et vous ?

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12 juin 2006

Jeu n°20.

Que ce soit bien, que se soit bon,

Le temps est long quand on s’allonge.

A croire « Ce n’est rien » si c’est bon ;

Je resterais bien demain.

Encore.

Que ce soit bien, que ce soit bon,

Entre Hier et Demain qui nous rongent.

Que c’est loin… De toute façon

Je ne connais plus vraiment le chemin.

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Jeu n°21.

Les plus beaux sont passés,

Les journées sont mauvaises.

Je ne ramènerais plus d’homme dans ma chambre

Ne restent que les murs marqués,

Peu de sourire de près ;

Au miroir de la chambre, trop lourd à déplacer.

Les plus beaux sont passés,

Et les jours sont mauvais.

Je ne ramènerais plus d’homme dans ma chambre.

Les plus beaux sont passés

Ils ne restaient jamais ;

Mais les murs de la chambre, eux, ont su te garder.

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